Contrefaçon/ Forgery

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J’aimerai vous parler d’un thème qu’on aborde rarement et qui pourtant concerne tous les créateurs et éditeurs: la contrefaçon. Ce post fait suite à l’article particulièrement intéressant paru dans le monde le 08 juillet, sous la plume de Nicole Vulser (à retrouver ici).
L’intérêt pour le design et l’aménagement de la maison en général a permis de rendre accessible le « beau » au plus grand nombre, de démocratiser cet art et les pièces iconiques qui jalonnent son histoire. Mais on oublie que derrière la création, la conception, et souvent l’innovation, se cache un savoir-faire, artisanal ou industriel, une connaissance de la matière et des techniques acquise au fil du temps.
Dans une société où l’obsolescence règne, l’acheteur ne prendra bien souvent en compte que l’aspect visuel de l’objet. Et on voit ainsi fleurir de magasins en magasins, des bureaux, des chaises, des tissus… plus ou moins similaires, librement « inspirés » de grands (et petits) noms du design. A pleurer sur le manque d’imagination!
Parfois cette « inspiration » dépasse les bornes. Il ne s’agit plus alors que de plagiats, tout de même réalisés « sous un strict contrôle de qualité » (cf. Bokkob). Lol! Les sites de vente fleurissent profitant de failles dans la législation (notamment anglaise), d’un décalage entre la frénésie du monde des affaires et de l’Internet avec le temps de la justice… On pourrait encore pardonner une méconnaissance du consommateur individuel, mais le plus triste est que ces contrefaçons se retrouvent également dans des lieux institutionnels.
Les designers ne touchent pas de droits, et ne parlons pas des éditeurs qui voient leur chiffre d’affaire fondre. « On ne va tout de même pas pleurer » me direz-vous? Eh ben si, peut-être, car ce manque à gagner signifie des investissements et de nouvelles pièces qui ne verront pas le jour.
Selon C. Peugeot, président d’Unifab, « le changement vient du fait que la contrefaçon est passée d’un modèle artisanal à un modèle industriel ».
La parade? Sans aucun doute miser sur la qualité. Miser également sur l’éducation des consommateurs. Je me souviens d’une contrefaçon exposée dans un magasin Conran à côté du véritable fauteuil, qui valait mieux que de longs discours: les finitions parlaient d’elles-mêmes (agrafes apparentes, tissus mal coupé, etc…) Enfin et surtout, miser sur l’innovation: car ceux qui copient auront toujours un train de retard…

(Lutte contre la contrefaçon Tolix)

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